"Rouge"
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"Rouge"
Bonjour à tous,
Je suis nouveau sur le forum.
Curieux comme "Rouge", après plusieurs écoutes, semble se présenter comme un étrange et merveilleux clin d'oeil à distance à "Lolita nie en bloc".
Je suis nouveau sur le forum.
Curieux comme "Rouge", après plusieurs écoutes, semble se présenter comme un étrange et merveilleux clin d'oeil à distance à "Lolita nie en bloc".
Joël Frère- Petite graine

- Nombre de messages: 17
Age: 44
Date d'inscription: 26/10/2008
Re: "Rouge"
Salut Joël et bienvenue dans notre coin...
Pour répondre à ta suggestion sur Rouge, eh bien je n'y avais pas pensé comme ça, mais qui sait, peut-être que Sally connaît Lolita . :-)
C'est un texte que j'ai écrit en déroulant un fil dont je ne savais pas où il allait me mener... J'avais une première phrase : Sally est seule, elle se déhanche... et je me suis dit : mais que fait-elle seule à danser... le personnage est apparu par petites touches puis le décors... Voilà pour l'histoire.
Merci de faire cette filiation...
Pour répondre à ta suggestion sur Rouge, eh bien je n'y avais pas pensé comme ça, mais qui sait, peut-être que Sally connaît Lolita . :-)
C'est un texte que j'ai écrit en déroulant un fil dont je ne savais pas où il allait me mener... J'avais une première phrase : Sally est seule, elle se déhanche... et je me suis dit : mais que fait-elle seule à danser... le personnage est apparu par petites touches puis le décors... Voilà pour l'histoire.
Merci de faire cette filiation...
Syrile- Modérateur

- Nombre de messages: 229
Date d'inscription: 20/06/2005
"Rouge"
Le propre de l'écriture, et c'est bien là toute sa fabuleuse richesse, c'est de nous emmener là où l'on ne s'attendrait jamais à aller...
Côté paroles, la filiation serait, peut-être, dans ce rapport de connivence entre deux personnages de filles, toutes deux paumées, mais de manière quelque peu différente. Côté musique, "Lolita nie en bloc" a un côté "brut" (je ne fais évidemment pas référence ici à la version studio - trop mièvre à mon goût - mais bien à l'interprétation sur le "Dies Irae"), alors que l'univers qui enveloppe le personnage de Sally a un côté "planant", rond, tout à fait fascinant, avec une architecture de guitares extrêmement dense et une voix qui épouse à merveille les moindres contours de cette histoire.
Côté paroles, la filiation serait, peut-être, dans ce rapport de connivence entre deux personnages de filles, toutes deux paumées, mais de manière quelque peu différente. Côté musique, "Lolita nie en bloc" a un côté "brut" (je ne fais évidemment pas référence ici à la version studio - trop mièvre à mon goût - mais bien à l'interprétation sur le "Dies Irae"), alors que l'univers qui enveloppe le personnage de Sally a un côté "planant", rond, tout à fait fascinant, avec une architecture de guitares extrêmement dense et une voix qui épouse à merveille les moindres contours de cette histoire.
Joël Frère- Petite graine

- Nombre de messages: 17
Age: 44
Date d'inscription: 26/10/2008
"Rouge"
Au fil du temps, "Rouge" m'apparaît, de + en +, comme une évidence... et s'écoute de plus en plus fort. Obligé !
La naissance en est presque douce, aérienne, puis cette batterie, incisive, ces guitares très belles, très "enrobantes", très charnelles, gorgées de sève. Certaines paroles touchent d'emblée par leur côté un peu surréaliste, mais très parlant comme
"... aligner les hommes à la seconde..." ou "... un bout de hanche, de sein...". On ne saurait décrire mieux l'obscénité radicale du "spectacle" qui nous est proposé et le "rendement" qu'il impose à celle qui en devient le centre d'attraction. Mais, surtout, le + remarquable, c'est, à la fin, cette montée, somptueuse -avec une batterie rageuse- de la colère, d'une colère elle aussi radicale. Les intonations mises dans l'expression "... à son aise..." dégagent une force prodigieuse et fascinante. On croit y lire en effet, et dans le même temps, la complaisance libidineuse de ceux qui sont "happés par le spectacle" - on verrait presque leurs mains avides s'élancer comme des serres contre la vitre - et le dégoût de celle qui, indignée, crie l'humiliation qu'elle éprouve si profondément... J'extrapole, peut-être...
Quoi qu'il en soit, la voix de Syrile est vraiment étonnante : au premier abord, elle semble empreinte d'une certaine "nonchalance", d'un certain "détachement". En fait, elle porte véritablement le morceau. Elle maîtrise, en stratège, de bout en bout, tout cet édifice fièvreux...
La naissance en est presque douce, aérienne, puis cette batterie, incisive, ces guitares très belles, très "enrobantes", très charnelles, gorgées de sève. Certaines paroles touchent d'emblée par leur côté un peu surréaliste, mais très parlant comme
"... aligner les hommes à la seconde..." ou "... un bout de hanche, de sein...". On ne saurait décrire mieux l'obscénité radicale du "spectacle" qui nous est proposé et le "rendement" qu'il impose à celle qui en devient le centre d'attraction. Mais, surtout, le + remarquable, c'est, à la fin, cette montée, somptueuse -avec une batterie rageuse- de la colère, d'une colère elle aussi radicale. Les intonations mises dans l'expression "... à son aise..." dégagent une force prodigieuse et fascinante. On croit y lire en effet, et dans le même temps, la complaisance libidineuse de ceux qui sont "happés par le spectacle" - on verrait presque leurs mains avides s'élancer comme des serres contre la vitre - et le dégoût de celle qui, indignée, crie l'humiliation qu'elle éprouve si profondément... J'extrapole, peut-être...
Quoi qu'il en soit, la voix de Syrile est vraiment étonnante : au premier abord, elle semble empreinte d'une certaine "nonchalance", d'un certain "détachement". En fait, elle porte véritablement le morceau. Elle maîtrise, en stratège, de bout en bout, tout cet édifice fièvreux...
Joël Frère- Petite graine

- Nombre de messages: 17
Age: 44
Date d'inscription: 26/10/2008
Re: "Rouge"
Quoi qu'il en soit, la voix de Syrile est vraiment étonnante : au premier abord, elle semble empreinte d'une certaine "nonchalance", d'un certain "détachement". En fait, elle porte véritablement le morceau. Elle maîtrise, en stratège, de bout en bout, tout cet édifice fièvreux...
Je suis en tous points d'accord avec cette analyse!
_________________
Quand j'aurai déversé
Mes larmes sur canapé
Je goûterai enfin
A la sérénité
Si c'est c'que tu croiiiiiiiis

Faro- Admin

- Nombre de messages: 969
Age: 38
Localisation: Bagnolet
Date d'inscription: 13/06/2005

"Rouge"
Au fait, ça m'est venu en un éclair, tout à l'heure...
Volontaire ou pas le jeu de mots prénom/participe passé ?
Qui est Sally, personne n'y pense...
Qui est salie, personne n'y pense...
En tout cas, c'est génial !
Volontaire ou pas le jeu de mots prénom/participe passé ?
Qui est Sally, personne n'y pense...
Qui est salie, personne n'y pense...
En tout cas, c'est génial !
Joël Frère- Petite graine

- Nombre de messages: 17
Age: 44
Date d'inscription: 26/10/2008
"Rouge"
Assez fascinante, cette assimilation vol/viol visuel : "... un bout de hanche, de sein, chacun y pioche..." suivi de la thérapie d'une journée où "... elle se rassemble...". Le maquillage ressemble alors, pour Sally, à une réacquisition temporaire de sa liberté ( vers la séduction ? vers le champ des possibles ?) car tout va recommencer, à l'évidence, dès le lendemain...
Joël Frère- Petite graine

- Nombre de messages: 17
Age: 44
Date d'inscription: 26/10/2008
Re: "Rouge"
Whaou... je sais que ce texte est pour moi important, mais je n'imaginais pas qu'un jour, quelqu'un pourrait en parler autant, aussi bien... tout ce que tu en dis est parfaitement juste, même tes extrapolations sont en fait parfaitement en lien avec les images, les sentiments que j'éprouvais en écrivant... je suis bluffée... merci Joël...
Syrile- Modérateur

- Nombre de messages: 229
Date d'inscription: 20/06/2005
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